mardi 24 octobre 2017

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Le Vide

Pierre Sauvé
À l'orée de la quarantaine, veuf, père dune fille de vingt ans. Sergent-détective à la police municipale de Drummondville, il enquête sur un quadruple meurtre qui a toutes les apparences d'un crime passionnel.

Frédéric Ferland
Début de la cinquantaine, divorcé, père de deux adultes qu'il ne voit guère, il cherche depuis des années l'excitation ultime, celle qui donnera un sens à son existence et à la vie en général, qu'il a toujours trouvée terne. Psychologue, il exerce sa profession dans la ville de Saint-Bruno.

Maxime Lavoie
Trente-sept ans, célibataire, idéaliste... et milliardaire. Il y a deux ans, il a quitté ses fonctions de président de Lavoie inc. pour devenir le producteur et l'animateur de Vivre au Max, l'émission de téléréalité la plus controversée de l'heure... mais aussi la plus populaire.

Trois hommes différents, trois existences que tout sépare. Or, contre toute attente, leurs chemins se croiseront bientôt et leur vie en sera bouleversée à jamais. Tout comme celle de milliers de gens... tout comme la vôtre!

Pierre a très rarement ressenti la terreur. La peur, oui, à différentes occasions. On peut avoir peur d'arriver en retard quelque part, peur de ne pas être à la hauteur d'une situation, peur du ridicule... ou peur qu'il soit arrivé un accident à notre ex-femme et à notre fille qui sont parties en bateau. Mais la terreur, la vraie, si intense qu'elle n'est supportable qu'à court terme, n'existe que dans l'incertitude, dans l'inconnu, dans l'éventualité du pire. Pierre a toujours été convaincu que le moment le plus atroce pour l'homme qui tombe en bas d'une falaise ou d'un gratte-ciel doit être ce bref instant où il vacille et tente de reprendre son équilibre. Pendant la chute, le sentiment prédominant est sans doute le fatalisme, ou l'abandon, ou les deux. Mais les micro-secondes durant lesquelles cet homme se demande s'il va basculer ou non doivent être saturés d'une terreur pure.

Extrait en page 229 (tome 2, flambeaux).
     Patrick Senécal est l'un de ces auteurs qui, je pense ne saura jamais me décevoir. Chacun de ses romans est un vrai bijou que je me fais un plaisir de dévorer, chaque fois, peu importe le nombre de pages qu'il contient. 

Ce livre n'est pas le plus intense de Senécal que j'ai eu l'occasion de livre. En fait, il ne s'agit pas du livre le plus... tout. Ce n'est pas celui avec le plus de sang, le plus de sexe, le plus de violence ou le plus de gore, mais il s'agit sans aucun doute de son plus sombre, ou du moins du plus sombre parmi ceux que j'ai eu l'occasion de lire jusqu'à maintenant. Disons que ce n'est pas un livre que je recommanderais à des gens qui sont déprimés ou qui cherche un sens quelconque à la vie. Passer votre chemin, sérieusement.

Si vous connaissez l'auteur, vous savez que son écriture n'est pas censurée et qu'il donne dans le détail. Toutefois, dans ce roman, j'ai vu une différence au niveau de l'écriture. Si l'on exclut une scène particulièrement graphique et dégoûtante, le roman donne plutôt dans la suggestion. Les détails sont toujours présents et il y a beaucoup de sang, mais contrairement à ce dont je suis habituée avec Senécal, ce livre me semblait presque... adoucit. J'ai trouvé que ce livre faisait beaucoup plus dans la psychologie que dans l'horreur, et c'est un changement que j'ai trouvé très intéressant. Tous les livres de Senécal touche à la psychologie humaine, mais celui-ci plus que les autres, et il a réellement réussi à entrer dans ma tête lors de ma lecture. 

J'ai été complètement entraînée par cette histoire, et par les histoires individuelles des trois personnages principaux. Les vies de ces trois hommes en viennent à converger d'une façon qui était plus ou moins évidente dès le début, mais qui se décline en tellement de facettes différentes que je n'ai pas réussi à m'ennuyer. C'est à peine si j'ai vu les 800 pages défiler.

Senécal sait garder le suspense jusqu'à la toute fin, et chacun de ses livres semble posséder un petit quelque chose de plus, le rendant unique. Celui-ci, par exemple, se lit de deux façons différentes. Les chapitres ne se trouvent pas en ordre d'histoire, mais bien en ordre chronologique, donc en lisant le livre de la façon habituelle, d'une couverture à l'autre, on commence avec le chapitre 21, pour ensuite lire le chapitre 8, puis revenir au chapitre 22, et ainsi de suite. Je compte bien, à un moment ou un autre, relire ce livre en suivant l'ordre croissant des chapitres, de façon à voir à quel point mon expérience de lecture s'en verra changé.

Le livre se lit rapidement. J'ai peiné à le laisser de côté, malgré son nombre de pages plutôt important, puisque je voulais absolument savoir le fin mot de l'histoire. Je voulais comprendre qui était cet adolescent si étrange, les motivations derrière toute cette rage contenue chez les personnages, ce que voulait dire ces paroles si énigmatiques... Et malgré tout, en finissant ce livre, j'ai ressenti... Un vide. Vraiment, ce livre m'a laissé une étrange sensation, différente des autres livres de Senécal que j'ai lu. Je m'attendais à être choquée, effarée, voire même effrayée, mais non... seulement du vide.

Le livre se termine sur un événement monstrueux, gigantesque, mais aussi sur un sentiment de boucle qui n'en fini jamais. Aucun sentiment défini ne m'a assailli lorsque j'ai refermé ce livre, et pourtant, c'est l'un des livres qui m'a probablement le plus marqué de toute ma vie. C'est un livre auquel je repense lorsque je vois des téléréalités débiles à la télévision, lorsque j'entends les nouvelles à la radio, lorsque mes connaissances abordent certains sujets... C'est un livre qui n'atteint pas dès la fin de la lecture, mais qui atteint beaucoup plus en profondeur, et qui révèle sa véritable morale dans les moments les plus inattendus. 

jeudi 5 octobre 2017

Inaccessibles, tome 1 : La Tour aux mille étages

BIENVENUE À MANHATTAN, EN 2118.
New York est à la pointe de l'innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal.
Jusqu'au jour où une jeune femme tombe du millième étage...
Meurtre ou accident? Les suspects sont nombreux. La belle et riche Eris, qui découvre un secret familial terrible? Rylin, qui travaille pour un garçon des étages supérieurs? Watt, qui espionne tout le monde grâce à une IA qu'il a créée. Leda, qui cache une addiction? Ou Avery, la plus parfaite de tous, qui habite le penthouse du millième étage? Entre soirées débridées, glamour et petits secrets entre amis, la Tour aux mille étages va révéler ses mystères.



Quand le surveillant de quai trouva ce qui restait de son corps et envoya d'un doigt tremblant son rapport d'incident, il ne savait qu'une chose : cette fille était la première personne à tomber de la Tour depuis vingt-cinq ans qu'il travaillait là. Il ignorait qui elle était et comment elle avait pu avoir accès à l'extérieur.
Il n'aurait su dire si elle était tombée par accident, si quelqu'un l'avait poussée ou si, par le poids de ses propres secrets elle avait décidé de sauter.

Extrait en page 9 & 10.
     La Tour aux mille étages a fait parler de lui dès les premiers instants de sa sortie, et c'est donc par curiosité que je me suis lancé dans cette lecture.

Dès ma lecture du résumé, ce livre m'a fait penser aux séries Gossip Girl et Pretty Little Liars et mon impression n'avait pas tort. Dès le début, nous entrons dans un univers de richesse et de complaisance. La superficialité teinte toutes les pages de l'histoire, ce qui malgré le fait que je m'y en attendais un peu, m'a grandement déplu. 

Les personnages ne font pas exceptions, ce qui fait en sorte que je n'ai pas réussi à m'attacher à ceux-ci, si ce n'est qu'à deux d'entre eux, qui sont beaucoup moins axés sur leur petite personne que les autres. Malheureusement, ne pas m'attacher aux personnages a fait en sorte que je ne me suis pas intéressé à leur histoire.

Il s'agit d'un premier tome, ce qui fait en sorte qu'il a un développement plus lent, mais j'ai tout de même trouvé qu'il était extrêmement long à démarrer, tellement que j'ai bien failli l'abandonner à quelques reprises. Je ne sais pas combien de tomes l'auteure souhaite ajouter à cette série, mais selon ce que j'ai pu lire de ce premier tome, j'ai l'impression qu'il aurait facilement pu être un tome unique. Probablement que j'aurais plus apprécié ma lecture, aussi, s'il avait été unique, puisqu'il aurait peut-être été plus intéressant beaucoup plus tôt.

De plus, en me fiant à la fin et à mon humble avis, celle-ci ne justifie pas une suite. Les personnages en viennent à une entente débile seulement pour rajouter un semblant de sentiment de fin inachevée, alors que le tout aurait très bien pu se tenir sans cela. C'est malheureux, mais je ne sais pas si je lirai les prochains tomes, cette fin ne m'en donnant aucune envie.

En fait, toute l'histoire est un peu... meh. Elle se laisse lire, mais elle ne donne pas une envie de continuer plus qu'il ne le faut. J'ai trouvé que l'histoire restait en surface, tout comme les personnages, alors qu'il y aurait pu avoir place à un plus grand drame. Je ne sais pas comment expliquer mon ressenti vis-à-vis de la fin sans révéler des informations importantes de l'histoire, mais peut-être certains d'entre vous ayant lu ce livre pourront comprendre ce que j'essaie de dire. Disons simplement que ce livre avait le potentiel pour être tellement plus que ce qu'il est.

mercredi 4 octobre 2017

Caraval, tome 1

Scarlett et sa petite soeur Donatella n'ont jamais quitté l'île où leur père, un homme cruel et tyrannique, les retient captives. À 17 ans, alors qu'elle est sur le point d'être mariée à un inconnu, Scarlett reçoit une lettre de Légende, le maître du jeu Caraval. Cette année, Caraval aura lieu sur l'île des Songes, et Scarlett est invitée! Depuis toute petite, elle rêve d'assister à ce jeu légendaire et fabuleux... Aidées par Julian, un mystérieux marin, les deux soeurs s'enfuient. Mais à leur arrivée sur l'île des Songes, Donatella est kidnappée par Légende. Scarlett entre alors dans Caraval avec Julian. Si elle ne retrouve pas sa soeur avant que les cinq nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaîtra pour toujours...



De luxueux tapis rouges amortissaient ses pas, de délicates lumières dorées caressaient ses bras. La chaleur régnait, alors que quelques instants plus tôt le froid pénétrait tout. En inspirant, elle eut l'impression d'avaler un nectar sucré et pétillant, qui l'emplit de fourmillement de la tête aux pieds.
- C'est...
Elle ne trouva pas les mots pour exprimer ce qu'elle ressentait. Scarlett aurait voulu employer les mots «magnifique» ou «splendide», mais c'était là des termes trop banals pour décrire ce spectacle unique. 

Extrait en page 108.
Caraval est l'un de ces livres que je n'ai pas eu besoin de regarder à deux fois avant de choisir. J'ai tout de suite été attirée par sa couverture magnifique et le résumé a su me donner envie d'emprunter ce livre pour me jeter dans sa lecture dans les plus bref délais.

J'ai adoré l'atmosphère de l'histoire. Caraval est un jeu de luxure et de magie, mais qui cache une histoire pour le moins lugubre, et des dénouements des moins heureux. Ce monde est teinté d'une aura mystérieuse, notamment puisqu'il n'existe pas de monnaie, mais plutôt un échange de confessions et de secrets contre tout article ou information désiré. Si les personnages veulent quelque chose, ils doivent l'obtenir contre une partie d'eux-mêmes, et dans ce jeu, chaque information recueillie peut s'avérer bénéfique, ou à l'inverse fatal. Il s'agit d'un monde où distinguer le réel du faux devient une tâche quasiment impossible, et c'est quelque chose qui m'a extrêmement plu. Je ne savais jamais à quoi m'attendre et si, plus tard dans l'histoire, mes perceptions allaient encore être changées.

Scarlett, notre personnage principal, ainsi que sa soeur, Tella, se retrouvent mêlées à tout ce jeu d'une manière inattendue. Avec l'aide de Julian, un jeune guide au passé inconnu, notre héroïne devra partir à la recherche de sa cadette, dans ce jeu ne faisant ni queue ni tête, et dont les apparences sont plus que trompeuses. J'ai bien apprécié la majorité des personnages, même ceux faisant parti du jeu, mais j'ai complètement détesté le personnage de Tella. J'aurais pu la jeter du haut d'un édifice, vraiment. Son personnage connait un développement psychologique, mais rien d'assez drastique pour que je finisse par l'apprécier, mais peut-être qu'avec un peu de chance, cela changera dans le deuxième tome.

J'ai beaucoup apprécié l'histoire et c'est un livre que j'ai trouvé extrêmement addictif. Toutefois, la fin m'a un peu dérangée. Je dois avouer que je croyais qu'il s'agissait d'un livre unique, et non pas d'une série, donc la fin m'a un peu dérouté, mais c'est un peu plus que cela. J'ai trouvé la fin un peu brouillon suite à tout ce que je venais de lire. Comme si, plutôt que de faire un rappel à toute l'histoire, l'auteure avait décidé de s'arrêter et de simplement continuer dans le prochain tome. Ce n'est pas quelque chose qui a grandement nui à mon appréciation du livre, mais j'ai hâte de voir comment cela sera développé dans le prochain tome.

mercredi 30 août 2017

Bird Box

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors il y a un danger terrible, sans nom. S'ils s'aventurent à l'extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S'ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu'au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l'autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd'hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.


Who's the mad one here? Look at you now. Two people meet on a river..."
Malorie rocks back and forth. She senses a gap behind the rowboat, some kind of opening. 
"...one of them looks to the sky..."
Malorie feels the paddle sink into the earth.
"...the other tries to steer a boat with a blindfold on."
The rowboat is almost free.
"So, I have to ask myself..."
"More!" she screams.
"...who here has gone mad?"

Extrait en page 55-56.






     Bird box est l'un de ces livres acclamés par la critique, c'est donc sans grande hésitation que je me le suis procuré et que je me suis lancé dans sa lecture.

Ce livre présente un concept de lecture très intéressant. Dans cette histoire, les personnages n'ont pas la possibilité de voir s'ils ne se trouvent pas dans un endroit totalement sécurisé. Quelque chose rôde parmi eux, les rendant complètement fou sans raison apparente, si ce n'est que tous les témoins de ces accès de violence peuvent affirmer que les victimes ont semblé voir l'une de ces choses tout juste avant de succomber à cette folie meurtrière. C'est donc dans une noirceur totale que les personnages, et par le fait même le lecteur, évoluent dans cet environnement malsain.

L'auteur joue ainsi avec les sens du lecteur. Ce lecteur qui, habitué de lire et d'imaginer ce qui se passe selon les descriptions fournies, se retrouve maintenant aussi impuissant que les personnages dont il lit présentement l'histoire. C'est avec les sons, et non les imagines, qu'il doit maintenant évoluer. Se fier aux émotions des personnages, et non plus aux couleurs et aux reliefs.

C'est une situation qui, renforcée par le peu de pages de ce roman, crée un énorme suspense. Contrairement à plusieurs, je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai été effrayée par cette histoire et cette façon de faire, mais j'ai sans aucun doute été tenue en haleine, du début à la toute fin.

Le roman est divisé en deux parties qui s'entrecroisent, c'est-à-dire le présent et le passé. Le présent représente la quête du personnage principal, Malorie, et de ses deux jeunes enfants. Le passé représente les raisons poussant Malorie à entreprendre cette quête ardue dans un territoire maintenant des plus hostiles. Plusieurs éléments sont révélés avant qu'il ne nous soit expliqué la façon dont ces événements se sont produits, ou même quand ceux-ci ont eu lieux. Le suspense se voit donc décuplé puisque nous ne suivons pas qu'une seule histoire, mais bien deux. Ces éléments du passé nous sont révélés par brefs moments, créant un puzzle dont les pièces ne s’emboîtent que vers la fin, nous révélant pleinement les motivations de Malorie. Le passé m'a semblé plus intéressant que le présent, pour la simple raison que l'action y est plus présente et surtout puisque le visuel y joue un plus grand rôle. La partie du présent mise beaucoup plus sur les sons et les ressenties des personnages, donc joue beaucoup plus dans la subtilité.

Lorsque les deux parties se rencontrent, nous en sommes à la fin. C'est la partie que j'ai le moins apprécié du roman. Il y reste beaucoup trop de questionnement, à mon avis. Le livre, véritable récit de suspense et de manque d'informations tangibles, se voit attribuer une fin à son image. Toutefois, même si je comprends les motivations de l'auteur, mon côté curieux prend l’avantage, et j'aurais beaucoup apprécié en apprendre plus sur les fondements de cette histoire.

Je laisse donc cette lecture derrière moi avec un sentiment étrange de bon divertissement et de changement, mais aussi avec un certain manque. Je crois qu'après tous les éloges que j'avais pu en entendre, je m'attendais à quelque chose d'un peu... plus. Plus imaginatif, plus effrayant, et surtout plus complet.

dimanche 20 août 2017

Everything, everything

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez dans doute sous le nom de «maladie de l'enfant-bulle». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.



Chaos theory says that even a small change in initial conditions can lead to wildly unpredictable results. A butterfly flaps her wings now and a hurricane forms in the future.
Still.
I think if I could just find the moment, I could take it apart piece by piece, molecule by molecule, until I got down to the atomic level, until I got to the part that was inviolate and essential. If I could take it apart and understand it then maybe I could make just exactly the right change.



Extrait en page 297.
     Ce livre se trouvait dans ma PAL depuis un bon moment déjà, mais c'est seulement en voyant la bande-annonce pour le film qui est récemment sorti que je me suis dit que je devrais rapidement me mettre à sa lecture si je ne voulais pas me faire spoiler. De plus, comme ce livre compte majoritairement de bonnes critiques, je n'y ai pas pensé à deux fois avant de me lancer.

Tout d'abord, j'ai bien aimé la forme du livre. Il s'agit d'un roman qui utilise beaucoup le visuel. Plusieurs images sont dispersées tout au long du roman, et lorsque les deux personnages principaux communiquent par courriel et messageries instantanés, les formes sont respectées, ce que j'ai beaucoup aimé. Cela ajoutait une nouvelle dimension au livre, du divertissement, et cela fait en sorte que le livre se lit très rapidement.

Du côté des personnages, je les ai beaucoup appréciés, même si je les ai trouvés un petit peu vides. Je crois que, même s'ils étaient intéressants et qu'ils avaient chacun leur personnalités distinctes et complètes, ils auraient pu être un peu plus poussés au niveau du développement psychologique. Certaines de leurs actions me semblaient un peu trop irréfléchies pour sembler réalistes. C'est aussi ce que j'ai pensé de l'histoire d'amour qui représente la quasi-totalité de ce roman. Celle-ci était un peu niaise, irréfléchie, et semblait parfois un peu trop facile malgré les circonstances.

Malgré tout, je me suis laissé emporter par cette histoire loin d'être parfaite et par ces personnages quelques peu clichés et j'en suis venue à dévorer ce livre. Et puis j'en suis arrivé à la fin, qui m'a totalement surprise. Je dois admettre que si ce n'était pas pour la fin, j'aurais probablement classé ce livre avec mes autres lectures ne se démarquant pas du lot. Cette fin, je ne m'y en attendais pas du tout, même si au fond, l'auteure nous donne de petits indices tout au long du roman. J'ai trouvé qu'elle donnait une nouvelle dimension à l'histoire, beaucoup plus de profondeur que ce à quoi je m'attendais, et j'ai adoré.

Ce livre n'est peut-être pas un coup de coeur pour moi, contrairement à certains, mais il s'agit sans aucun doute d'une lecture que j'ai dévoré et dont je me souviendrai probablement assez longtemps.


Demain n'est pas un autre jour

Avant le diagnostic, la vie de Lane était plutôt banale. Au sanatorium pour ados, il rencontre l'irrésistible Sadie et sa bande de copains. Rebelles, excentriques et résolument vivants, dans le monde rigide de l'établissement, ces adolescents ne suivent que leurs propres règles. À leurs côtés, Lane réalise que la maladie n'est pas nécessairement une fin : quand l'amour et l'amitié viennent tout bousculer, elle pourrait même constituer un nouveau départ.





Everyone else had known that. And I should have, too. I just hadn't wanted to admit it, because admitting it meant acknowledging the possibility that the odds might not be in my favor. And that possibility was terrifying. 

I wasn't surrounded by sick kids, I was one of them.


Extrait en page 103.
     J'ai eu l'occasion de lire Coeurs brisés, têtes coupées de Robyn Schneider, que je n'avais malheureusement pas particulièrement apprécié, mais j'avais à ce moment décidé de donner une seconde chance à l'auteure en lisant ses prochaines oeuvres. Dès que j'ai lu le résumé de Demain n'est pas un autre jour, j'ai eu un bon pressentiment, si bien que je l'ai acheté dès sa sortie, mais ce n'est que récemment que j'ai pris le temps de me lancer dans sa lecture.

Pour débuter, je dois admettre que la plume de Schneider est un vrai régal, bien différente de la faible traduction que javais lu dans Coeurs brisés, têtes coupées. Je me suis laissé bercer par ses mots, son humour et son vocabulaire dès les premières lignes. Je crois que la traduction de ma précédente lecture lui avait fait perdre toute sa beauté, et j'ai bien aimé avoir la chance de redécouvrir son écriture, ou plutôt de réellement la découvrir cette fois.

Schneider a su transmettre les émotions avec brio dans ce roman, et c'est ainsi que je me suis laissé transporter par l'histoire de Lane et de son séjour à Latham. Lane est un personnage principal avec lequel j'ai réussi à m'identifier. Cette peur de l'échec qui le caractérise lui rend la vie difficile dans cet environnement qui ne peut permettre aucune compétitivité, et qui laisse seulement la place au repos et, dans le meilleur des cas, à la guérison. Les émotions du jeune homme étaient facilement ressenties, et je me suis laissé submerger par celles-ci tout au long de ma lecture.

Les personnages représentent aussi un point fort de cette lecture. Le deuxième personnage principal, celui de Sadie, m'a beaucoup plu. Nous avons l'occasion de lire leur point de vue à tous les deux, et c'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé. J'ai beaucoup apprécié la complexité du personnage de Sadie, qui peut sembler tellement simple à priori. En fait, j'ai tout simplement aimé la complexité des personnages. Bien que l'auteure aurait très bien pu développer beaucoup plus de ses personnages secondaires, elle a tout de même fait un très bon travail pour en développer quelques-uns de façons très intéressantes.

L'histoire d'amour de cette lecture m'a un peu laissé de glace. Je la trouvais mignonne, mais un peu niaise. Toutefois, ce n'est pas réellement quelque chose qui m'a dérangé. Je ne me suis pas laissé bercer par celle-ci, mais elle ne m'a pas vraiment déplu. Disons simplement qu'elle ne m'a fait ni chaud ni froid.

En conclusion, il s'agit d'une excellente lecture mais attention à ne pas trop la comparer à d'autres romans du même genre, comme Nos étoiles contraires de John Green, puisque malheureusement, alors, elle en perd un peu de son attrait.


It's so strange how the moment of your birth is this fixed point in time, but the hour of your death is always changing based on what you eat  for dinner, or where you cross the street, or who you trust when you're alone in the dark woods. But I like to think of all those little moments that add up to the final one, because it meant that my death would be my own, the result of my life, and not just something that happened to me.

Extrait en page 314.



jeudi 3 août 2017

Harry Potter, tome 3 : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

Sirius Black, le dangereux criminel qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace? Un livre époustouflant qui vous emportera dans un tourbillon de surprises et d'émotions.





D'un geste majestueux, Fred tira quelque chose de sa cape et le posa sur une table. C'était un grand morceau de parchemin carré, très abîmé, qui ne portait aucune inscription. Harry, qui soupçonnait Fred et George de lui faire une de ces farces dont ils avaient le secret, regarda l'objet d'un air perplexe.

Extrait en page 208.
Harry Potter est l'une de ces séries cultes dont la présentation n'est plus nécessaire. Malgré la majorité de lecteurs ayant déjà lu et même relu cette série en entier, je fais toujours partie du peu d'entre eux qui ont la chance de découvrir la série pour la première fois.

Selon moi, J.K. Rowling est extrêmement forte pour créer une histoire parfaitement ficelée et remplie de péripéties plus prenantes à mesure qu'elles avancent, mais sa réelle force, ce sont ses personnages. Chacun d'entre eux, qu'il soit important ou extrêmement secondaire, est pensé de façon telle que nous pouvons facilement imaginer que l'auteure leur a tous créé une histoire bien à eux, avec un passé, un présent et un futur bien défini. Évidemment, ce sont sur les trois personnages principaux que nous en apprenons le plus, et ce sont leur histoires qui comprennent le plus de détails, mais les personnages de Rowling font partie des personnages les plus développés que j'ai eu l'occasion de rencontrer pendant mes lectures.

Ce troisième tome n'est pas mon préféré jusqu'à maintenant, mais il est tout de même extrêmement intéressant. L'arrivée de nouveaux personnages ajoute de l'intrigue à l'histoire, et nos trois personnages principaux ont toujours autant le don de se mettre dans des situations plus périlleuses les unes que les autres. Je dois toutefois avouer qu'il s'agit de quelque chose qui m'agace légèrement concernant cette série. Les personnages ne semblent jamais apprendre de leurs erreurs. Malgré le nombre de fois où ils réussissent à se mettre dans le pétrin, ils s'y relancent la tête baissée la fois d'après. Bon, évidemment, l'histoire ne serait pas aussi intéressante s'ils restaient dans leur dortoir à étudier pour leur examen plutôt que de suivre les araignées, mais vous comprenez ce que je veux dire.

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce tome, c'est l'histoire de Buck et d'Hagrid, ce dernier étant l'un de mes personnages préférés. Malgré ma connaissance du dénouement final de cette histoire, j'ai quand même réussi à être anxieuse pour le sort de l'animal et j'ai réellement détesté le personnage de Malfoy. Je l'aurais frappé aussi, si j'avais pu. J'ai aussi particulièrement détesté le personnage de Snape (Rogue). Contrairement à plusieurs, ce dernier ne m'a jamais plu, et j'ai bien peur qu'l ne me plaise jamais.

Il s'agit de l'un des films que j'ai le moins vu de la série, et j'ai donc eu l'occasion d'être surprises à quelques reprises. Ce troisième tome est une réussite, et je m'attends à ce que les prochains le soit tout autant.

samedi 24 juin 2017

[Tag n°5] Liebster Award


Cette fois-ci c'est Books & Boom qui m'a taguée.


1. Écrire 11 faits sur soi.
2. Répondre aux 11 questions de la personne qui vous a nominé.
3. Taguer 11 blogs qui possèdent moins de 200 abonnés et leur poser 11 questions.

11 choses sur moi

1. Je suis automatiquement attirée par les livres et les séries télévisées traitants de forêts étranges, de labyrinthes, d'arènes et de cirques. 2. Je suis une personne casanière. J'aime donc beaucoup mieux rester à la maison et lire ou regarder la télévision que de sortir. 3. J'ai une grande passion pour le voyage, et j'espère pouvoir voyager plus souvent à l'avenir. 4. J'ai eu la chance de partir en voyage en Europe ce printemps, et j'ai eu un immense coup de coeur pour l'Écosse. 5. J'adore faire des listes. Que ce soit des listes de choses à faire, des listes de livres que j'ai lu ou bien des listes de films que j'aimerais voir, tout y passe. 6. J'adore la photographie, même si je n'ai pas réellement de talent. Mes photos ornent toutefois les murs de ma chambre, et représentent de magnifiques souvenirs. 7. Je conserve tous mes billets de spectacle et je les affiche sur une partie de mon mur, que j'appelle mon «Wall of Fame». 8. J'ai apparemment une vessie de la taille d'un petit pois, donc j'ai constamment besoin d'aller aux toilettes. 9. Je n'aime pas vraiment l'alcool, alors je suis plus souvent qu'autrement l'amie qui reste derrière lorsque tout le monde sort dans un bar. 10. Je n'aime pas les foules, cela me rend anxieuse, mais j'arrive à endurer certaines d'entres elles, comme dans les concerts ou dans les fêtes foraines. 11. J'ai cette drôle d'habitude de ne pas souvent regarder des films à la maison puisque je trouve que cela dure trop longtemps, mais à la place je regarde des tonnes d'épisodes de séries télévisées, ce qui dure encore plus longtemps.

1. Quel héros de livre voudriez-vous être?
Je n'ai pas de personnage en particulier qui me vient en tête, mais j'aimerais être un personnage féminin fort, à la manière de Katniss dans Hunger Games ou de Tris dans Divergent.

2. Pourquoi lisez-vous?
La lecture a toujours fait parti de ma vie, du plus loin que je m'en souvienne. Je continue maintenant de lire puisque cela me permet de m'évader, de me plonger dans des mondes différents et de rêver.

3. Pourquoi avez-vous créé un blog?
J'ai créé ce blog pour partager ma passion de la lecture avec d'autres gens. J'ai découvert cette façon de faire il y a quelques années, et depuis j'adore partager mes avis sur mes lectures ainsi que de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent ma passion.

4. Avez-vous des animaux de compagnie?
Oui, j'ai deux chiens et un poisson.

5. Si vous deviez être un héros Marvel, lequel seriez-vous?
Je dirais Mystique puisque j'aimerais bien pouvoir changer d'apparence selon mes envies.

6. Comment organisez-vous votre bibliothèque?
J'organise ma bibliothèque en fonction de l'apparence de celle-ci, donc majoritairement en fonction du format des livres, mais aussi en fonction de la langue (français ou anglais) et des séries.

7. Prend-t-elle beaucoup de place chez vous?
Elle prend la moitié d'un mur de ma chambre.

8. Quelle série TV vous rend-t-elle accro?
J'ai toujours été accro aux séries télévisées Charmed et Supernatural, mais plus récemment, je dirais que les séries Game Of Thrones et Gilmore Girls m'obsèdent beaucoup.

9. Choisissez un bouquin à sauver.
Je sauverais The Perks of being a Wallflower de Stephen Chbosky, puisqu'il s'agit de mon livre favoris.

10. Choisissez un groupe de musique à écouter en boucle.
Je choisirais mon groupe préféré, Paradise Fears, puisque j'aime chacune de leur chanson et que les paroles me font beaucoup réfléchir, ainsi que le groupe The Maine, dont le dernier album joue en boucle dans ma voiture.

11. Quelle est votre idole?
En ce moment, je serais tentée de dire Emma Watson, puisqu'elle utilise son influence pour essayer de changer le monde pour le mieux. 


Mes 11 questions
1. Quels sont les 5 livres qui te font le plus envie en ce moment?
2. À quoi ressemble le rangement de tes livres?
3. Quel est ton jeu de société favoris?
4. Combien de livres possèdes-tu?
5. Quels sont tes manies littéraires?
6. Quel est ton livre préféré?
7. Quel est ton film préféré?
8. Lorsque tu étais plus jeune, quel était ton film Disney préféré? Et maintenant?
9. Quel est ton personnage de roman préféré?
10. Quelle est ta série télévisée favorite?
11. Quelle adaptation d'un livre n'a pas su répondre à tes attentes?


Les 11 personnes que je tague
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vendredi 23 juin 2017

Almost Adulting

In Almost Adulting - perfect for budding adults, failing adults, and eaters of microwave mug brownies - Arden tells you how to survive your future adulthood. Topics include :

- Making internet friends who are cool and not murderers
- Flirting with someone in a way to make them think you are cool and not a murderer
- Being in an actual relationship where you talk about your feeling in a healthy manner??? To the other person???
- Eating enough protein
- Assembling a somewhat acceptable adult wardrobe when you have zero dollars
- Going on adventures without starting to smell
- How sexy is supposed to feel, but, like, actually though

By the end of the book - a mash-up of essays, lists, and artwork - you'll have learned not only how to dress yourself, how to travel alone, how to talk to strangers online, and how to date strangers (in PERSON!), but also how to pass as a real, functioning, appropriately socialized adult.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'auteure, Arden Rose, il s'agit d'une jeune youtubeuse faisant des vidéos sur des sujets plus ou moins tabous dans son milieu. Ces dernières années, les youtubeurs se sont mis à publier des livres en masse, et je n'en ai lu que quelques-uns jusqu'à maintenant.

Son livre n'est pas tout à fait un guide, mais pas tout à fait une autobiographie non plus. En fait, le livre se veut un guide sur comment survivre au passage à l'âge adulte, en utilisant comme exemples des anecdotes tirées de ses propres expériences. Le livre aborde divers sujets, comme l'amour, le sexe, l'opinion des gens, les responsabilités, etc.

Je crois qu'il s'agit d'un livre intéressant, mais seulement pour les gens qui connaissent et suivent déjà l'auteure. Autrement, il pourrait s'agir d'un livre un peu vide de sens, même s'il pourrait plaire à certains.

lundi 19 juin 2017

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n'est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c'est bien à l'abri derrière l'écran de son ordinateur. C'est sur un chat qu'il a «rencontré» Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1. Ils fréquentent le même lycée.
2. Blue est irrésistible.
3. Il l'apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l'ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé? Pas si sûr...






But I'm tired of coming out. All I ever do is come out. I try not to change, but I keep changing, in all these tiny ways. I get a girlfriend. I have a beer. An every freaking tome, I have to reintroduce myself to the universe all over again.

Extrait en page 56.
Ce livre a malheureusement subi le même sort qu'une grande majorité de livres qui se retrouvent dans ma PAL, et il y est resté pendant plus de deux ans. Il me faisait de l'oeil depuis un moment déjà, mais c'est seulement lorsque j'ai réalisé qu'il y avait un film en cours de production que je me suis dit que c'était le moment où jamais.

Ce livre m'a vaguement rappelé Will Grayson, Will Grayson de John Green & David Levithan, une lecture qui s'est classée parmi mes coup de coeur. Ce n'est pas tant l'histoire, mais bien le personnage principal, Simon, qui me donnait cette impression. Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez donc probablement celui-ci, et vice-versa.

Simon est un personnage des plus attachants. Dès les premières pages, j'ai su me reconnaître en lui et en sa façon d'avoir une double vie. Il y a le Simon que tout le monde connaît, ou plutôt que tous croient connaître, qui se lève tous les matins pour se rendre à l'école et qui passe du temps avec ses amis après les cours, celui qui s'assoit à table avec ses parents. Puis il y a le vrai Simon, celui des courriels échangés avec Blue, ce jeune homosexuel à qui Simon peut tout confier, sans filtre, ce Simon qui, subitement, se retrouve dans une situation périlleuse lorsque l'un de ses camarades de classe décide d'utiliser leur échange de courriels comme forme de chantage.

C'est ici que l'histoire débute, puisque Simon, bien que conscient d'être homosexuel, n'a toujours pas trouvé le courage d'en informer ses proches. Et bien qu'il communique avec Blue à tous les jours, il ne connait toujours pas sa véritable identité.

C'est une histoire des plus banales quand on la regarde sous un certain angle. Un jeune homosexuel dont le secret de la sexualité tombe entre de mauvaises mains. Je mentirais si je disais ne jamais avoir été témoin de ce genre d'histoire au lycée lorsque j'étais adolescente. Toutefois, l'auteure réussi à rendre cette histoire entraînante, et émouvante. J'ai été transportée par l'histoire de Simon, et je me suis rapidement attaché à ce personnage. Je me suis rapidement mise à détester son maître chanteur, à chercher avec lui la véritable identité de Blue, à espérer avec lui que ce dernier apprécierait autant Simon une fois qu'ils se rencontreraient réellement. J'ai vécu cette histoire avec Simon.

Il s'agit d'un excellent livre. Peut-être pas assez extraordinaire pour se classer parmi mes coup de coeur, mais il s'en approche clairement. Maintenant, j'ai bien hâte de voir l'adaptation cinématographique, en espérant ne pas être déçue par celle-ci.